C’est
une expo à haute densité émotionnelle – et pas seulement littéraire. Alors que
l’adaptation cinématographique de « Sur
la Route », réalisée par Walter Salles, sort sur les écrans, le Musée des
Lettres et des Manuscrits expose, en V.O., l’œuvre légendaire de Jack Kerouac.
Ecrit entre le 2 et le 22 avril 1951, le roman de 125 000 mots est
dactylographié à la machine sur un seul rouleau de 36 mètres de long. Il faudra
attendre 2007 pour qu’une version conforme à l’original soit publiée (elle est
disponible depuis 2010 aux éditions Gallimard), en un seul long paragraphe de
370 pages.
« Je vais me
trouver un rouleau de papier pour couvrir les étagères, je vais le glisser dans
la machine, et je vais taper à toute vitesse, à toute berzingue, au diable les
structures bidons, après on verra » confiait Jack Kerouac. « Je l’ai fait
passer dans la machine à écrire et donc pas de paragraphes… l’ai déroulé sur le
plancher et il ressemble à la route ».
La route, donc,
mène aujourd’hui – et pour la première fois – en France. Une occasion inédite
de se replonger aussi dans la bible de la Beat Generation, dans cette écriture survoltée, inspirée par
le surréalisme autant que par Neil Cassady (Dean Moriarty dans le texte), le
compagnon de voyage sublime, menteur, voleur, sans qui ce voyage magique, cette
itinérance ensorcelante n’aurait pas su, comme elle continue de le faire,
repousser sans cesse l’horizon de la vie.
Source: www.vogue.fr




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