Si la mode se pique
d’artistes contemporains (et vice-et-versa), il est plus rare que la
littérature se fasse adouber par le vêtement. C’est le cas chez « La Comédie
Humaine », la maison de prêt-à-porter masculin fraîchement installée dans sa
première boutique du 10ème arrondissement. Mais pas besoin de thèse en poésie
médiévale ou en tragédie classique pour pousser la porte en verre et laiton :
ici, la référence à la monumentale œuvre d’Honoré de Balzac se fait tout en
clins d’œil, allusions subtiles, chemises à cols amovibles et manteaux taillés pour
les frimas de l’hiver.
La chemise, c’est
le fer de lance de « La Comédie Humaine ». Concept ? Une belle fabrication
française, des coupes millimétrées, et un jeu de cols (droit, claudine,
sous-officier…) pour changer d’allure en fonction de l’humeur ou des exigences
du jour (et pourquoi pas de la nuit). Baptisées « Rastignac » ou « Taillefer »,
elles voisinent avec une série de T-shirt et de carrés de soie (roulottés dans
les règles de l’art) aux motifs joyeusement rétro, mais aussi des vestes et des
manteaux aux noms sortis tout droit de l’odyssée balzacienne : Célestin Crevel
(croisé dans La Cousine Bette) et Ferragus XXIII (alias
Gratien-Victor-Jean-Joseph Bourignard dans le texte). Pensé dans les moindres
détails, le packaging en forme de livre est accompagné d’une réédition du «
Traité de la Vie Elégante », compilation d’articles d’Honoré de Balzac à
l’époque où il écrivait pour la revue La Mode – une petite ligne de papeterie
est également disponible.
Enfin, à l’heure
des tendances locavores, La Comédie Humaine joue les ambassadrices de charme du
made in France, en invitant dans ses murs des marques 100% hexagonales : savon
bio Les Baigneurs (manufacturés en Corrèze),
authentiques nœuds papillon et autres « accessoires de cou » signés
Cinabre, tisanes aux arômes très contemporain imaginées par L’Infuseur (dont nous nous sommes déjà fait l’écho ici),
souliers Jacques et Demeter… Le tout placé sous le regard impassible d’un cerf
naturalisé, et de la silhouette longiligne du coq dessiné par le célèbre
caricaturiste J.J.Grandville, contemporain de Balzac. Cocorico !
La Comédie Humaine,
24 rue Yves Toudic 75010 Paris. Informations : http://www.lacomediehumaine.com/
Source : www.vogue.fr




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