Deauville, comme de
nombreuses villes de Normandie, a attiré les Parisiens dès qu’ils ont pu
prendre le train. Les peintres, les photographes et plus tard les cinéastes y
ont créé des œuvres inspirées par la mer. En hommage à cette émulation
artistique, le festival Planches Contact célèbre depuis trois ans la
photographie en invitant des photographes en résidence dans la ville, pour
qu’ils s’en imprègnent et produisent des images in situ.
Parmi eux, Audrey
Corregan et son mari Erik Haberfeld ont choisi de représenter Deauville dans ce
que la ville a d’élémentaire : un poisson pour la mer, des dés pour la futilité
de cette ville touristique, une tasse de l’incontournable restaurant Chez Miocque...
Cela donne une photographie légère quoique étrange, qui raconte Deauville en
quelques détails.
Le détail, c’est
aussi ce qui intéresse Terri Weifenbach, photographe new-yorkaise qui ne
capture que des fragments de nature, en jouant avec une mise au point très
contrastée, entre flou et netteté. Elle nous emmène au parc Calouste Gulbenkian
pour une balade parmi les pâquerettes et les brins d’herbe...
Kishin Shinoyama,
spécialiste du nu féminin, a photographié ses deux modèles avec des accessoires
japonais – kimono et tongs traditionnels – afin de créer une alchimie entre des
éléments asiatiques et l’air marin deauvillais.
Après le Japon, la
Suède, avec Gunnar Smoliansky, qui travaille en noir et blanc sur de petits
formats, puis la Belgique, avec Harry Gruyaert, qui porte une grande attention
à la couleur et aux subtilités de la lumière. Grégoire Alexandre s’inspire,
lui, de l’étendue de la plage comme espace de jeux pour enfants, où sans cesse
l’imagination fertile des bambins recrée châteaux de sables et histoires de
princesses...
D’autres
photographes encore ont été invités à s’inspirer de Deauville. Chacun à sa
manière a rendu une image de ce qu’il percevait de la ville, de ses paysages et
de ses habitants... À savourer les pieds dans l’eau, tant qu’elle est encore
tiède. (Par Maïlys Celeux-Lanval)
Planches Contact à
Deauville - Jusqu’au 1er décembre 2013.
www.deauville-photo.fr
Source: www.vogue.fr




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